RITE DE PASSAGE – Porte 2 : L’Inspiration

Article d’origine publié sur Pulse (cliquez ci-dessus)

 

 

Pourquoi les Héroïnes, pourquoi les Héros

Chaque personne a ses propres héros. Et chaque personne reconnaît au moins quelques héros réels ou fictifs : quand elle en parle, en général, une flamme s’allume dans son regard, une résonance apparaît dans sa voix, comme s’il s’agissait d’une affaire importante qui dévoile ses propres valeurs et un peu du mystère éternel.

Pourquoi avons-nous besoin de héros? Oui, il s’agit bien d’un besoin. Parce qu’un monde sans héros est inacceptable, insupportable, et sans espoir. Parce qu’ils nous connectent directement au cœur du Mystère.

Ce Mystère qui nous met en mouvement pour soulever des montagnes et pour nous faire accomplir des efforts inimaginables, qui nous fait franchir tous les combats et qui nous fait devenir créateur de miracles. Et tout cela sans peur de la souffrance. Sans rejet de la lourdeur. Sans peur de la peine. Ou même s’il y en a, elles n’ont aucune prise sur nous, elles ne peuvent devenir le centre du monde.

Avons-vous deviné? C’est simple comme un souffle, comme un souffle créateur. Tout le monde le possède mais rares sont ceux qui l’activent

une fois l’enfance terminée.

C’est… simple et évident comme l’Inspiration. Si nous sommes inspirés, alors, tout est à notre portée. Absolument tout.
Que faut-il donc chercher : le Succès, le Chemin ou l’Inspiration?Héroïnes et Héros choisissent l’Inspiration.

Mais en quoi les héroïnes et héros sont-ils si uniques?

Ils sont aujourd’hui l’unique antidote réaliste face au poison qui anime un grand schéma dans le destin de l’humanité que nous partageons.

Ce poison dit :

« Assujettis-toi à la souffrance devant l’insurmontable. Fais des efforts, et ton travail dans la souffrance endurée et franchie, te mènera au succès et à la liberté. Suer et saigner pour conquérir, tel est le Secret ».

Picture by No Yon Grimbert

Inséminer une telle croyance dans l’esprit des individus dès son plus jeune âge, puis en continu ensuite, est le meilleur moyen pour en faire des esclaves manipulables à souhait. Parce que dans cette proposition, il n’y a aucune place à la libre volonté et au libre arbitre, mais seulement à l’ingurgitation d’une croyance qui n’est même pas issue du propre vécu de chacun. Cela est bien la menace d’une croyance généralisée, fondée sur… aucune vérité vérifiable mais des interprétations. Et si on observe avec calme, il n’y a aucune issue pour être heureux au présent dans l’ici et maintenant. La promesse du bonheur est toujours émise pour le futur qui ne dépend que de notre capacité de soumission au travail et à la souffrance, de notre endurance. Il faut donc toujours courir derrière le temps, avec fantasme, espoir, désillusion, et frustration, sans jamais accéder à la pleine satisfaction durable. Nous déconnectons ainsi de la réalité sans même nous en rendre compte, jusqu’à ce qu’un événement malheureux comme un accident grave ou une maladie nous montre brusquement que nous n’allons pas si bien que nous le croyions et que nous pouvons nous effondrer comme un château de cartes.

Et puisque l’humanité a accepté un tel système qui est poison, il va devoir en accepter un autre pour pouvoir survivre au premier : la consommation. Ainsi, les achats d’objets avec la promesse éternelle d’une meilleure version, les nourritures industrielles, le sucre raffiné, les drogues diverse, le tabac, l’alcool, les médicaments, la pornographie, la sexualité de consommation, le tourisme frénétique… et les recherches pseudo spirituelles de compensation deviennent la solution apportée au stress permanent. La consommation devient unique source de plaisir et de bien-être tant éphémères, car induit par un mal existentiel quasi insurmontable, celui de devoir souffrir pour exister.

Dès lors, le moyen qui permet de survivre à ce programme bipolaire, constitué d’un va-et-vient permanent entre stress et substitut de bonheur, ne peut être que l’argent qui a le champ libre donc pour exercer un pouvoir dictatorial, dominant même l’instinct de survie.

Ce qui est épatant chez les Héroïnes et Héros, est le fait qu’ils n’ont que faire de l’argent en tant que pouvoir, puisqu’ils n’acceptent pas le système qui les assujettit à toute subordination et impuissance. Ils ne se positionne pas dans la logique de supporter une toxicité en acceptant l’engrenage de mal. Bien au contraire… nos Héroïnes et Héros refusent le mal initial d’un courage inspiré, et nous montrent le chemin pour recouvrer l’entière souveraineté de notre propre être. Comment pourrait-on en être inspiré autrement?

Et nous femmes et hommes ordinaires, dans tout cela…? 

Même si notre esprit semble endormi par le système, et notre libre arbitre anéanti par des faux pouvoirs, nous humains sommes difficilement et rarement réduits à un état de robotisation irrécupérable. Nous avons la chance d’être organique, avec des composants de vie qui circulent et se transforment en nous sans cesse. Et ces composants et circulations que nous appelons biologie, chimie, physique, écologie, referment encore une infinie de mystère que l’homme n’a pas résolu. Puisque nous sommes constitués d’une infinité de cellules vivantes, nous avons, en toute logique naturelle, autant de possibilités que celles-ci à effectuer des mutations, voire des transformations. Si notre esprit, lui, ne s’est pas dissocié de la conscience, nous sommes susceptibles de nous reconquérir, de nous transformer et d’être heureux de suite, ici et maintenant. Nous sommes tous susceptibles d’être des Héroïnes et des Héros, capables de dire oui à la vie qui est juste, et non au mal intelligent. Héroïnes et héros font de ces mystères l’art suprême, l’alchimie, la physique quantique, et l’astrologie.

Picture by No Yon Grimbert

Nous devons être honnêtes : nous sommes toujours en train de vouloir posséder mieux ou différent. Nous sommes animés par une insatisfaction chronique. Nous sommes convaincus que c’est ainsi, parce que tout le monde vit ainsi. Mais les héros et héroïnes ne cherchent pas un mieux extérieur et changeant. Ils n’ont que faire de l’opinion de la majorité. Ils donnent sans retenue le meilleur d’eux-même, pour se transformer et devenir meilleur. Et la satisfaction de devenir meilleur est aussi incomparable et majestueuse que celle du bébé qui réussit à se mettre debout pour la première fois : c’est une mission, une conquête, une victoire que personne ne peut ni ôter ni détruire. C’est de l’Héroïsme.

Les héroïnes et héros sont là pour nous réveiller à leur contact, ne serait-ce qu’un bref moment, même si on sombre dans l’endormissement de nouveau. Et en toute honnêteté, nous savons que nous sommes endormis et que nous nous trompons, puisque leur magie réveille notre conscience malgré notre volonté.

Nous sommes nombreux à avoir abandonné nos rêves d’enfance, ou triché avec nos rêves. Et quand l’âge avance avec ces donnes, nous paniquons ou baissons les bras ; nous nous abandonnons progressivement à la tristesse, à la colère ou au désespoir sans même nous en rendre compte. La mort approchant, même au très lointain, fait perdre le pouvoir des substituts de bonheur. Ni l’argent, ni les faux pouvoirs, ne peuvent atténuer et faire oublier ce rappel de fatalité.

Le chemin du réveil, autrement dit de l’Eveil, s’ouvre à nous tant que nous sommes touchés par tous les héroïnes et héros qui sont près de vous au quotidien ou qui sont devenus légendes universelles. Pour cela, pour re-devenir l’héroïne ou le héros que nous avons au moins été une fois au début de notre vie quand nous nous sommes mis debout et commencé à marcher puis courir, il suffit de faire un premier pas : celui de trouver une inspiration, ne serait-ce qu’une petite, et d’en faire une mission personnelle et (presque) sacrée. Alors nous commençons le chemin pour reconquérir l’être exceptionnel que nous sommes, pour devenir celle ou celui que nous voulons incarner et être véritablement, au moins une fois, avant de mourir en ce monde.

No Yon Grimbert

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